ACTUALITÉS

-La méthode du taquet-

Chaque année le centre recueille des dizaines de poussins de chouettes et de hiboux dont les nids ont été détruits ou dont les parents sont morts.

Après avoir été élevés et s’être exercés au vol et à la chasse dans les volières du centre, il est temps de pour eux de réintégrer leur milieu. Pour ce faire nous avons installé un nichoir de transition, en s’inspirant du taquet, sur un site préservé sur la commune de Glénic (23). Cette méthode permet aux rapaces de se familiariser avec leur nouvel environnement et ainsi de s’émanciper progressivement.

Grâce une caméra placée face du nichoir nous pouvons observer leur comportement et ainsi s’assurer de leur faculté d’adaptation et d’acclimatation et intervenir le cas échant. Pour la troisième année consécutive ce « taquet » a permis à plus de 15 rapaces de retrouver leur milieu en toute sécurité.

Un très grand merci aux bénévoles et à l'association Vie-vents en Creuse, qui accueillent ce nichoir sur leur terrain, de leur participation et de leur implication dans la protection de notre environnement.

-Cambriolage-

Mercredi dernier nous avons découvert que durant la nuit nous avions été victime d’un vol avec effraction. N’ayant pu pénétrer dans les locaux et ce n’est pas faute d’avoir essayé … les voleurs se sont rabattus sur le local d’entretien. Tout le matériel nécessaire à l’entretien du centre et des volières a été volé, de la perceuse aux clous en passant par les cisailles ils n’ont rien laissé. Bien qu’une plainte ait été déposée nous sommes conscients que les chances de retrouver notre matériel sont nulles.
Malheureusement pour nous les finances du centre ne nous permettent d’envisager de racheter l’intégralité du matériel et les volières ont besoin d’être entretenues pour le bien des animaux : changement des filets, rénovation des perchoirs et nichoirs...
Nous sommes alors à la recherche d’outils, en état de fonctionnement, que vous pourriez avoir en double ou dont vous ne vous servez plus et qui pourraient nous aider. Une carte cadeau dans un magasin de bricolage sera aussi la bienvenue 

Une chaîne humaine pour le milan noir

Lors d’une promenade dominicale sur la commune de Saint Agnant de Varsillat un jeune milan noir, en difficulté au nid, est observé. Il est suspendu dans le vide par une ficelle. Alerté, un bénévole de SOS Faune Sauvage se rend sur place, mais le nid en hauteur est inaccessible. Le lendemain notre bénévole, accompagné d’un bénévole de la SEPOL habitué à baguer les oiseaux aux nids, retourne sur place.

« Les différentes possibilités d'intervention qui nous semblaient réalisables (grimpeur - élagueur - télescopique) n'ont pas abouties pour différentes raisons : vacances, personne non joignable ...
En désespoir de cause nous sommes allés expliquer notre problème aux pompiers de La Souterraine qui, après accord de leur hiérarchie, ont accepté de nous aider ; après une visite sur site en fin de matinée, compte tenu de la possibilité d'accéder facilement sous l'arbre en traversant un champ de trèfle, l'utilisation de la grande échelle a été décidée. Après autorisation du propriétaire du champ concerné, l'intervention s'est déroulée en début d'après-midi. L’opération s'est terminée vers 15h30 et j'ai acheminé l'oiseau à la clinique vétérinaire du Centre »

Malheureusement les ficelles enroulées autour de ses pattes ont causés des dégâts irrémédiables et le milan à du être euthanasié.

Bien que la fin de l’histoire ne soit pas celle escomptée on ne peut que retenir la mobilisation de tous ces acteurs : découvreur, bénévoles, propriétaire du champ, les pompiers, pour sauver ce jeune milan.

Un très grand merci à eux.

Des nouvelles de Minerve

Il y a quelques semaines nous vous parlions de cette petite chouette chevêche à qui nous avions du poser une minerve. He bien aujourd’hui nous sommes heureux de vous apprendre que Minerve ( on vous l'accorde le nom est facile) se porte très bien. Ainsi la semaine dernière elle a pu rejoindre une volière de rééducation. Il faudra encore quelques temps pour que son traumatisme ne se résorbe complètement mais nul doute qu’elle pourra rapidement retrouver sa liberté. Nous avons tenté de vous faire partager notre joie mais on a encore des progrès à faire sur les vidéos  

Sans cette minerve nous nous dirigions malheureusement vers une euthanasie, en effet il n’existe pas de matériel médical spécifiquement prévu et adapté pour les oiseaux sauvages. Imaginé par le soigneur du centre de sauvegarde de la LPO auvergne ces impressions 3D, au service de la médecine vétérinaire, nous permettent aujourd’hui d’envisager de nouvelles façons de concevoir et de faire progresser les soins. Aujourd’hui le projet grandit et à besoin d'aide pour aller encore plus loin, alors n’hésitez pas. https://www.helloasso.com/…/co…/lpo-auvergne-soigner-en-3d-1

-Les rubans « tue-mouches »-

On connait tous ces fameux rubans « tue-mouche » destinés à nous débarrasser des insupportables petites bêtes volantes, bonne nouvelle ça fonctionne très bien. Le problème c’est que le ruban ne fait pas différence entre les insectes et les oiseaux.

Chaque année nous recevons de nombreux oiseaux victimes de ces rubans. Pris au piège ils se débattent pour s’en extirper mais s’engluent d’avantage et si par bonheur ils arrivent à s’en échapper les conséquences : plaies, la glue sur les plumes …peuvent être néfastes.

La meilleure solution est de couper le ruban et d’amener le l’animal avec le ruban chez une vétérinaire ou vers un centre. C’est le très bon réflexe qu’a eu la propriétaire de cette maison en découvrant une chouette chevêche, arrivée par le cheminée, coincée dans le ruban. Amenée chez un vétérinaire qui a pu la dégager de son ruban elle a rapidement été confiée au centre pour recevoir un bain.
Mais attention ne tentez pas de laver vous-même l’animal. Cette jeune hirondelle a été plongée dans plusieurs bains d’eau avec différents détergents, par ses découvreurs, pour tenter d’enlever la colle, conséquence son plumage est encore plus abîmée, elle est extrêmement stressée (il nous est presque impossible de l’approcher) et a développé une infection aux yeux en raison du contact avec les produits utilisés. Elle devra subir d’autres bains, ceux-là spécifiques, sans certitude que nous puissions la sauver.

Alors si vous utilisez ce type de matériel soyez vigilant et sachez qu’il existe des méthodes moins dangereuses pour nos amis à plumes 

Braconnage

Nous avons eu la regrettable surprise de recevoir, en ce mois de juillet, un magnifique autour des palombes, grièvement blésé sur l’ensemble des corps : fractures, plaies multiples… les nombreuses plaies présentes sur l’animal, petites et circulaires, laissaient peu de place à l’imagination et la radio n’a fait que confirmer nos craintes. Bien que la majorité des plombs ait transpercé l’autour, un plomb est resté loger dans sa cuisse. 

Malheureusement les blessures trop importantes nous ont contraintes à euthanasier l’animal.
Nous avons choisi de ne pas vous montrer les photos de l'animal tant nous même, avons été choqué de son état.

Coup du gueule

 

« Découvreur : nous l’avons trouvé il y a 3 semaines et nous avons voulu la sauver
Centre : Avez-vous vu un vétérinaire pour les soins ? 
D -Oui le jour même, il nous a dit de prendre contact avec vous
C -Il y a 3 semaines … et vous n’avez pas pu nous contacter plus tôt ?
D- Si mais on ne voulait pas,on a fait tout ce qu’il fallait, on a regardé sur internet…mais depuis hier elle va moins bien alors on vous l’amène »
La chouette en question a dû être euthanasiée trois jours plus tard suite à de nombreux troubles irréversibles provoqués par une détention et une alimentation inadaptées.

 

«Découvreur : J'ai sauvé ce bébé buse il y 4 jours….j’ai bien suivi les conseils de mon voisin…. je lui ai mis du foie dans sa caisse mais elle ne mange pas… je vous l’amène car je crois qu’elle ne va pas bien » 
Il s’agissait d'un poussin d'hirondelle, elle est morte le jour même de déshydratation

 

«Découvreur : J’ai depuis une semaine une fauvette des jardins que je nourris très bien mais qui pourtant décline, soignez la !
Centre : Qu’a-t-elle mangé ?
D : Madame je m’y connais très bien je sais quoi faire quand même !
C : Je me permets de vous signaler tout de même qu’il s’agit d’une femelle de pinson et non d’une fauvette…
D : Non je ne crois pas !... elle a eu des croquettes pour chat et elle adore ça en plus je lui ai aussi donné du pain avec du miel..."
Le pinson est mort le lendemain d’une obstruction de l’estomac provoquée par la mie de pain

 

"Découvreur: ça fait 10 jours que je l'ai, il a un peu de sang sous l'aile mais pas de blessure pourtant il ne veut pas s'envoler..."
Centre: C'est un vétérinaire qui vous a indiqué qu'il n’était pas blessé?
D: non j'ai regardé moi-même et j'ai rien vu...."
Le faucon à du être euthanasié le jour même; fracture ouverte nécrosée

 

Alors oui les animaux c'est mignon, oui c'est sympas de jouer au docteur, oui c'est valorisant de montrer "son" animal aux gens...mais non vous n'avez pas les compétence nécessaires.
Alors sil-vous-plait, plutôt que de penser à votre plaisir personnel, laissez nous faire notre travail.

Oiseau mystére

Et un de plus…. En cette saison les poussins arrivent au centre par dizaine chaque jour, si certains présentent déjà des signes distinctif (cris, plumes) qui nous permettent de déterminer l’espèce pour d’autres en revanche c’est la roulette russe  :) 

Quelques jours de patience avant de découvrir l’oiseau mystère….

Une drôle de fratrie

Connaissez-vous le coucou gris, cet oiseau qui pond dans le nid des autres ? 

 

Chaque année la femelle coucou retire un œuf du nid hôte, avant l’incubation, pour y pondre le sien. Bien qu’elle ne ponde qu’un œuf par nid, elle peut  parasiter jusqu'à une vingtaine de nid. Notre coucou a ainsi été découvert dans le nid d’une mésange bleue. 

 

Pour ne pas se faire remarquer le ponte est très rapide et son œuf ressemble à ceux de l’espèce parasitée. Les œufs de coucou éclosent généralement plus rapidement que les œufs du nid hôte, ainsi dès l’éclosion le jeune coucou pousse en dehors du nid les autres œufs, et les autres oisillons déjà présents. 

 

Les parents adoptifs sont habituellement plus petits que le coucou et nourrir un oisillon aussi gros représente un énorme effort. Après 15 à 20 jours le coucou quitte le nid et part en migration. 

 

Les baies vitrées : un piège pour les oiseaux

Il nous arrive en ce moment au Centre, de nombreux pic épeiche : 10 en moins de 15 jours. Ces petits oiseaux des forêts, discrets du fait de leur mode de vie arboricole, heurtent souvent les baies vitrées. Victimes de traumatismes crâniens ou d‘hémorragies, les soins se soldent souvent par un décès après quelques jours… Le problème des vitres est d’une ampleur sous-estimée ! En effet, selon diverses études on compte au moins un oiseau mort par an et par bâtiment (il y en a certainement bien plus mais beaucoup passent inaperçus). 

 

Cependant, il existe des mesures simples mais efficaces pour éviter ces collisions : rideaux, paravents, bandes de plastique ou de papier, décorations diverses, silhouette anti-collisions, marque de l’entreprise, décorations de vitrines... Les mangeoires et les nichoirs pour les oiseaux ne doivent (si possible), pas être installés près des fenêtres. En somme, il faut couper cette continuité du paysage afin que les oiseaux puissent voir au travers des baies vitrées et les éviter. 

 

Que faire d’un oiseau accidenté ? Un oiseau choqué est étendu par terre, respire difficilement et ne s’enfuit pas. Mettez-le dans un carton muni de trous d’aération et posez-le dans l’obscurité. Remettez-le en liberté à l’extérieur après 1 à 2 heures (évitez les manipulations) et laissez l’oiseau prendre son envol. S’il ne part pas, amenez-le au Centre de sauvegarde le plus proche ou contactez-nous !

Minerve 3D

Tombé du nid, ce poussin de chouette chevêche a subit un lourd traumatisme : les ligaments et les tendons du cou touchés, cette petite boule de plumes ne peut plus maintenir sa tête. Cette dernière reste constamment penchée et traîne par terre ! 

 

La tête traînant sur le sol, il présente déjà de petites plaies sur la joue, et l’œil face contre terre est constamment sous pression ce qui risque d’entrainer une déformation de l’orbite. De plus, il ne peut pas s’alimenter seul. Nous sommes par conséquent obligés de le gaver et de lui maintenir la tête dans une certaine position pour qu’il parvienne à déglutir. 

Au vu de l’importance de ce traumatisme, nous avons tenté une nouveauté. Auparavant, les minerves dite à système D étaient utilisées : nous nous servions de compresses, de bouts de plastiques, mais ces matériaux n’étaient pas très adaptés car ils risquaient de blesser l’animal et les résultats n’étaient pas au rendez-vous. Aujourd’hui, nous avons une petite révolution naissante… Grâce à l’imprimante 3D du Centre LPO Auvergne, 6 modèles de minerves ont été créées et adaptées à la morphologie du poussin. Les premiers essais sont délicats mais la différence est déjà là, comme vous pouvez le voir sur ces photos.

 

VICTIME DE LA CANICULE

 

En cette saison, les martinets et les hirondelles sont des hôtes très présents en Centre, mais avec la canicule de ces derniers jours nos accueils ont triplé : pas moins de 60 martinets et hirondelles en moins de 48h (sans compter toutes les autres espèces victimes elles aussi de la chaleur).

Découvert suffoquant au sol ou encore s’échappant des nids sous les toits, ils ont pu être pris en charge à temps, mais malheureusement tous n’ont pas eu cette chance et beaucoup sont mort de déshydratation dans les nids.

Bien que les températures soient redescendues, soyez vigilant et n’hésitez pas à mettre de l’eau dehors dès qu’il fait chaud, ils comptent sur vous 

Les bébés

Un petit coucou de la part de tous nos bébés en cette saison des naissances. Nous vous laissons admirer leurs petits becs !

Un Hibou Moyen-Duc au Centre ?

Peu commun chez nos résidents, un oiseau aux grands yeux oranges et au plumage brun-fauve marqué de tâches sombres est arrivé au Centre… Vous l’avez deviné, il s’agit bien d’un Hibou Moyen-Duc ! Etant un rapace nocturne et ayant un plumage très discret, le Hibou Moyen-Duc passe facilement inaperçu, la plupart du temps, c’est pourquoi il n’y en a pas beaucoup en Centre. Longtemps menacé par la chasse illégale, ce rapace souffre aujourd’hui de la modernisation des paysages (raréfaction des proies).

Nous ne savons pas ce qu’il lui est arrivé mais notre jeune Hibou a une fracture sur chaque main ce qui rend son envol impossible alors que c’est un chasseur expérimenté. Il a également de nombreuses plaies au niveau du poitrail, et a perdu beaucoup de plumes (une grande partie des rémiges). Dans un premier, il a été pris en charge par notre vétérinaire. Il est aujourd’hui placé en observation et sous médication au Centre, nous attendons de voir l’évolution de son état. Bien que ses fractures soient préoccupantes, nous espérons pouvoir le relâcher afin qu’il puisse finir son apprentissage dans son milieu naturel.

Attention au ramassage des merles !

 

     La saison des jeunes continue. Nous en profitons pour faire un nouveau rappel concernant les oisillons de passereaux : avant toute chose, contactez-nous ! Nous sommes là pour vous guider et vous renseigner au mieux pour le bien des animaux et leur éviter au maximum d’être élevés par l’homme.

 

Tout comme les jeunes chouettes hulottes (cf post du 15 mai 2017), les merles sortent du nid alors qu’ils ne sont pas totalement volants. Rien d’inquiétant car les parents finissent de les élever au sol : ils leurs apprennent à trouver leur nourriture, à se cacher, à voler… Il ne faut donc pas systématiquement les ramasser sauf danger immédiat (prédateurs ou route à proximité). En cas de doute, n’hésitez pas à contacter un Centre de sauvegarde !

 

Les CE2 découvrent la migration

Nous nous sommes rendus mercredi 24 mai à l’Ecole communale des Homérides, à Beaubreuil, dans la classe des CE2, afin de tester les jeux crées par Gaëlle, notre Service Civique Animation. Notre thème du jour était la migration. 

La mission de Gaëlle est de poursuivre les actions menées par le Centre en matière d’éducation à l’environnement. En effet, le Centre intervient auprès des écoles et des centres de loisirs au travers de différents ateliers, mais il est également présent sur diverses manifestations afin d’informer et de sensibiliser le plus grand nombre à la protection de son environnement. Cette éducation, le message que souhaite faire passer le Centre auprès des petits comme des plus grands, doit permettre à chacun de devenir un véritable acteur de la protection de l’environnement. 

Nous avons aujourd’hui la volonté d’élargir nos interventions afin qu’elles deviennent plus ludiques et accessibles notamment pour le jeune public, et c’est pour cela que nous avons souhaité développer des jeux. 

Dans cette classe de CE2, les enfants sont partis à la découverte de la migration et des oiseaux migrateurs au travers de trois différents jeux. Un concept qui permet d’en apprendre davantage sur la faune sauvage, tout en s’amusant !

Poussin de chouette chevêche

Ne nous en voulez pas si les publications commencent à se ralentir, parce que cela risque de ne pas s’arranger, les soigneurs vont être très occupés. Pourquoi ? En voici l’une des 38 raisons…
La qualité n’est pas au rendez-vous, pour éviter les dérangements nous avons filmé discrètement dans la pénombre, mais le sujet compense largement :) 

Le retour des jeunes hulottes

Depuis environ un mois, le Centre s’est transformé en une véritable nurserie : nous accueillons actuellement 7 juvéniles de chouettes hulottes. Ces petites boules de duvet sont, pour la plupart, arrivées au Centre après avoir été ramassées par des particuliers, les croyant abandonnées.   

 

Cependant il faut savoir que chez les hulottes (comme chez la plupart des autres rapaces nocturnes), les jeunes quittent le nid relativement tôt, mais ne sachant pas encore voler, elles restent à proximité, sous la surveillance étroite de leurs parents. Elles ne sont donc pas abandonnées ! Les parents continuent de les approvisionner en nourriture et à les protéger. Ainsi, la majorité des juvéniles du Centre auraient pu rester dans leur milieu naturel, beaucoup mieux pour elles, car rien ne pourra égaler l’apprentissage donné par leurs parents.

 

Petits conseils pour savoir si vous devez intervenir : si la jeune chouette n’a pas de blessure apparente ou s’il n’y a pas de danger immédiat (bord de route, présence de tondeuse, chats, chiens…), il conviendra de la laisser sur place. En revanche, il est possible de placer l’oisillon sur une branche en hauteur (pas trop loin de l’endroit où vous l’avez aperçu) pour le protéger d’éventuels prédateurs. En cas de doute, n’hésitez pas à contacter un Centre de sauvegarde !

 

Pour ce qui est de nos juvéniles pensionnaires, dès qu’elles seront complètement autonomes, elles pourront prendre leur envol à la recherche d’un nouveau territoire pour engendrer, à leur tour, d’adorables boules de plume !

La faune sauvage en milieu urbain

Après une période de déclin dans les années 1960-70, le faucon pèlerin est de plus en plus présent en France et notamment dans les villes où il se nourrit de pigeons et de passereaux. 

Le Limousin compte une dizaine de couples de faucons pèlerins et 4 couples ont été recensés à Limoges et ses alentours par la SEPOL.

Ainsi, est arrivé il y a quelques jours au Centre, un faucon pèlerin. Ce n’est cependant pas le mâle du couple de la cathédrale Saint Etienne bien connu des habitats de Limoges ;-) Ce pèlerin a probablement percuté une vitrine de magasin dans le centre ville (il était certainement en pleine partie de chasse, ce qui n’est pas rare pour ces oiseaux qui s’accommodent très bien à la vie citadine). Ramassé par un passant et amené au Centre, le faucon présentait d’importantes commotions : perte d’équilibre, désorientation, atone… Cependant, les radios n’ont mis en évidence aucun traumatisme interne (fractures ou luxations). Après avoir passé plusieurs jours en infirmerie, nous avons pu observer une nette amélioration de l’état du pèlerin. Dès lors, après 3 semaines, le rapace a pu intégrer une volière de rééducation. Même si les premiers vols ont fait remarquer la persistance d’un certain déséquilibre dû au choc, les progrès étaient encourageants. 

 

Le faucon pèlerin a passé 5 semaines de soin au Centre et a enfin pu être relâché !  
Voici un petit diapo de son passage dans nos volières 

Victime du braconnage

Dernièrement, une buse a été déposée chez notre vétérinaire de Guéret avec une aile pendante… Des promeneurs l’ont vu brusquement tomber du ciel ! La radio met en évidence la présence de deux plombs : un au niveau de la mandibule, le second dans la cuisse. Déséquilibrée par le tir, notre buse a donc chuté et la violence de l’atterrissage a provoqué une fracture.

Après avoir traité la fracture par la pose d’une broche, nous avons dû mettre en place un suivi pour surveiller les plombs, et particulièrement celui logé dans la mandibule. Les plombs placés dans les tissus vont s’enkyster après quelques semaines, mais en attendant ils peuvent se déplacer. En se déplaçant, même plusieurs jours après le braconnage, ils peuvent causer de nouveaux dégâts. Il faut par conséquent intervenir pour retirer les plombs. 

Après 3 semaines de surveillance, les radios de contrôle mettent en évidence que les plombs n’ont pas bougé : le danger est écarté. 

Quelques semaines de soins et de surveillance en infirmerie, et notre rapace peut enfin rejoindre la volière avec les autres buses ! Il faudra cependant attendre encore deux semaines pour que nous puissions lui enlever sa broche.

La cigogne prend son envol !

La cigogne blanche que nous avions recueilli au Centre suite à la tempête Zeus (article du 9 mars), a pu à nouveau se dégourdir les ailes et retrouver ses terres.

Cette dernière souffrait d’une fracture de la clavicule, mais grâce à une intervention chirurgicale et une longue rééducation, elle a pu retrouver sa liberté.

Elle peut désormais retourner se poser au bord des étangs pour y attraper des poissons et se concentrer sur la recherche d’un compagnon 

Fracture du coracoïde pour deux petites buses

 

Fin janvier et à quelques jours d’intervalles, deux buses sont arrivées chez notre vétérinaire. Elles ont été victimes de chocs véhicules provoquant une facture du coracoïde : c’est un os très important pour le vol mais qui met longtemps à se consolider chez les oiseaux.

Les buses ont donc subi une opération : une broche a été posée dans le coracoïde afin de réduire la fracture et replacer les os dans le bon alignement. Une radio de contrôle a ensuite été passée 3 semaines après pour observer l’évolution de la consolidation. Le début de cicatrisation nous est apparu très encourageant ! Nous avons donc décidé de leur laisser la contention.

Un mois après, et à la suite de nouvelles radios de contrôle, le coracoïde était réparé ! Nous avons alors enlevé le bandage, puis la broche. Nos deux rapaces ont pu être placés dans des petites volières d’environ 4m carré pour que la rééducation de leurs ailes se fasse petit à petit.

Après 15 jours en volière et après un dernier contrôle radio pour vérifier la solidité du coracoïde dans un petit espace, elles ont pu être mises dans une volière beaucoup plus grande et avec d’autres buses pour compagnie. Au fur et à mesure, elles se sont rééduquées d’elles-mêmes et aujourd’hui, nous pouvons observer un vol absolument parfait qui va permettre de les relâcher incessamment sous peu.

Le retour des grues

La migration des grues cendrées a recommencé depuis quelques semaines : après avoir passé l’hiver en Espagne, ces oiseaux retournent vers l’Europe du Nord pour se reproduire et y passer l’été. Nous nous situons sur le couloir de migration, c’est pourquoi nous avons la chance de pouvoir admirer ce superbe spectacle. Mais malheureusement, leur migration n’est pas sans danger…

 

Ainsi, la semaine dernière, une grue cendrée a rejoint le Centre : cette jeune grue souffre d’une fracture de la clavicule et d’un déplacement de la tête de l’humérus, probablement à cause d’un heurt contre un pilonne électrique. Cela lui vaudra de longues semaines d’immobilisation.

 

Au vue de cette fracture extrêmement importante, aucune intervention chirurgicale n’est envisageable et donc, malheureusement, notre grue ne pourra jamais plus voler…

Que faire alors ? Il existe très peu de structures qui bénéficient des autorisations et des capacités pour accueillir les animaux handicapés (c’est la raison pour laquelle il faut nous amener les animaux au plus vite avant qu’il ne soit trop tard pour intervenir). Cependant, même si elles ne sont pas majoritaires, ces structures existent et nous allons d’ailleurs prendre contact avec l’une d’elle, afin que la grue cendrée puisse termine ses jours dans de bonnes conditions et également pour éviter l’euthanasie.

 

Pour le moment, une contention a été pratiquée sur notre oiseau, d’une part pour que la consolidation osseuse permette de garder un minimum de fonctionnalité sur l’aile, et d’autre part pour soulager la douleur due au poids de l’aile pendante. Après avoir passé 15 jours d’observation en infirmière, la jeune grue est aujourd’hui en volière et elle s’habitue à se mouvoir avec son handicap.

Le danger des barbelés

Dernièrement, cette petite buse s’est retrouvée prise au piège dans des barbelés. Des promeneurs qui passaient par hasard l’ont retiré des fils mais, comme souvent dans cette situation, arracher un oiseau des barbelés peut considérablement aggraver ses blessures. 

Dans cette situation, si possible, il faut prendre quelques précautions avant de débuter le sauvetage : l’idéal est de couper le barbelé et de ramener l’animal avec le barbelé afin que nous puissions intervenir proprement pour minimiser les séquelles (arrachement des tendons ou des muscles). Cependant, si vous ne disposez pas du matériel nécessaire au découpage du barbelé, il faut récupérer l’animal tout de même mais avec beaucoup de précaution lorsque vous le détachez. 

A son arrivée, notre jeune buse présentait donc une perte de tissus très importante : dans un premier temps, la plaie a été suturée. Mais, en raison du manque de tissus, la peau était en surtension et quelques jours après la peau s’est redéchirée… Une seconde plaie s’est formée. En raison du manque de tissus, une seconde chirurgie était impossible : la seule chance était de laisser la plaie se cicatriser toute seule. La plaie étant très profonde et étendue, un nouveau protocole de soin est alors entrepris : des pansements à changer tous les jours avec antibiothérapie.

Finalement, quelques semaines stressantes pour notre petite buse mais cela en valait la peine car, 3 semaines plus tard, la plaie a cicatrisé et la buse a pu être installée en volière. Elle pourra être relâchée très prochainement 

Assemblée générale

Le samedi 8 avril 2017 se tiendra l’Assemblée Générale de SOS Faune Sauvage à 14 h, à la Maison des Associations, 11 rue Braconne, 23000 GUERET. 
Cette Assemblée Générale est ouverte à tous, vous pouvez donc venir découvrir notre association, que vous soyez adhérent ou non ! 
Ce sera peut-être l’occasion pour vous de nous rejoindre, ou tout simplement de découvrir un peu plus nos actions 

avis de recherche : bénévole cameraman

Nous recherchons une personne souhaitant s’engager à nos côtés pour protéger la faune sauvage mais de manière originale : en devenant le caméraman du Centre ! 

En filmant la vie de ces petits protégés, durant leur soin, leur relâcher, et même leur vie en volière, le Centre souhaite faire connaitre son travail et partager un peu plus son quotidien via notre chaine YouTube. 

Pour avoir le privilège de venir filmer nos petits amis à plumes, il vous faudra être disponible en semaine et disposer du matériel nécessaire (caméra, Go Pro, logiciel de montage…). Par ailleurs, il est essentiel que le bénévole ait des connaissances suffisantes dans ce domaine, car, après avoir filmé nos petites stars, il faudra réaliser les montages. 

Si vous souhaitez nous apporter votre aide en devenant bénévole caméraman, contactez-nous dès maintenant.

Une cause peut en cacher une autre

Le travail de soigneur demande beaucoup d’observation et de connaissances, il est donc primordial d’avoir de solides compétences avant d’entreprendre tout soin sur un animal, qu’il soit sauvage ou non. 

La petite chouette hulotte que nous avons recueillie en est un parfait exemple : arrivée au Centre à la suite d’un choc véhicule, le vétérinaire n’a décelé aucune fracture, ni autre traumatisme. Cependant nous avons noté une plaie, sans gravité, au niveau de la patte gauche et plus précisément au niveau d’une serre.

Nous savons qu’une infection, sur cette zone, peut rapidement s’infecter, c’est pour cela que nous l’avons gardé en observation. Le choix a été le bon car une semaine après, une infection s’est déclarée. 

Nous avons alors mis un traitement en place et après 15 jours de soins, nous avons pu la placer en volière. Cependant, après la mise en volière, l’infection est réapparue et nous avons dû traiter à nouveau. Mais problème…l’infection est devenue plus importante qu’au début et elle s’est propagée aux articulations du doigt !

Deux solutions s’offraient alors à notre équipe :
- Recommencer à traiter en espérant voir la fin de l’infection
- Prendre les devants et amputer la serre pour être sûr que l’infection disparaisse définitivement et ne se propage pas

Nous décidons alors d’amputer. Nous avons bien sûr fait ce choix tout en sachant que même sans cette serre, notre chouette pourrait quand même être relâchée et se débrouiller en pleine nature sans aucun souci !

Aujourd’hui tout va pour le mieux : l’infection a complètement disparu, la chouette s’est remise, et la plaie a parfaitement cicatrisé. De plus, elle fait preuve d’une bonne capacité de préhension (elle mange, se perche…) en volière.

Tout cela prouve l’importance de la formation de soigneur car un problème peut en cacher un autre et non des moindre !

Zeus a frappé

Une nouvelle fois le Centre n’a pas été épargné par les vents violents de la tempête Zeus qui s’est abattue lundi dernier. De nombreux dégâts sont à déplorer et ils sont encore plus importants que les précédents pour la faune sauvage…

Nous avons été submergés d’appels notamment pour des oiseaux retrouvés gisant sur le sol après avoir été entraînés par la chute des arbres. Malheureusement, ce sont surtout les premières naissances qui se trouvaient encore dans les nids à ce moment là, qui ont été le plus touchées… Beaucoup de décès sont à déplorer.

D’autres animaux ont été surpris par des rafales de vent, les entraînant violemment contre des baies vitrées ou encore contre des pilonnes électrique : c’est ce qui est arrivé à la cigogne blanche que nous avons recueillie au Centre suite à la tempête. Cette dernière souffre d’une fracture de la clavicule. Soignée par notre vétérinaire Capvéto Guéret, elle devra garder l’aile immobilisée pendant plusieurs semaines avant d’entreprendre une rééducation tout aussi longue.

Affluence d'oiseaux

Depuis le début de l’année 2017, le nombre d’oiseaux qui arrive au Centre ne cesse d’augmenter, plus de 120 en seulement 1 mois et demi ! Mais ce sont surtout nos amies les buses qui arrivent en majorité. 

Ce mois de janvier n’a donc pas été de tout repos et la faune sauvage a mobilisé toute l’attention de notre équipe de soigneurs en raison essentiellement des nombreux soins qui doivent être prodigués aux arrivants. 
Le plus souvent, ces oiseaux sont arrivés au Centre à cause de lacération provoquées par des barbelés par exemple, mais dans la majorité des cas se sont les véhicules qui ont été à l’origine de leurs blessures, ce qui nécessitent, la plupart du temps, une intervention chirurgicale. Ces interventions étant d’une grande importance, l’équipe se mobilise tous les jours pour leur donner tous les soins nécessaires et pour que leur rétablissement et leur remise en liberté soient le plus rapide possible ! 

Nous avons pris un peu de temps pour immortaliser certains de nos pensionnaires dans leur quotidien 

Retour à la liberté du chat forestier : Partenariat des centres ufcs

 

Il y a un peu plus d’un mois, le 10 janvier, il retrouvait enfin son territoire. Pour rappel, il avait été trouvé trois mois plus tôt en Creuse en bord de route, fortement affaibli et handicapé par une gale assez développée et par des luxations aux membres postérieurs. Le découvreur a alors sollicité le Centre pour entreprendre le sauvetage de ce chat forestier.

Sa réintroduction n’aurait pas été possible sans un travail de collaboration avec le Centre de sauvegarde Panse-Bêtes (Chamelière, 63) qui, comme SOS faune sauvage, fait partie des centres adhérents à l’Union Française des Centres de Sauvegarde (UFCS). Voilà plusieurs années que nous travaillons ensemble: échange de protocole, retour d’expérience, transfert d’animaux… Ce partenariat a permis à plusieurs espèces de retrouver leur liberté. Mais ce relâché marque une nouvelle étape de notre collaboration.

En effet, bien que le Centre ait pu assurer la prise en charge du chat, nous ne disposions pas des structures adaptées à son «ré-ensauvagement », contrairement à nos collègues clermontois. C’est alors tout naturellement que Panse-Bêtes a pris le relais pour assurer la dernière étape indispensable à sa réintroduction.

Après avoir passé ses tests avec succès, nous nous sommes tous retrouvés pour assister à ce moment tant attendu, surtout par le chat 

 

Après les tempêtes Leiv et Marcel : le point sur nos dégâts

Les vents violents provoqués par les tempêtes Marcel et Leiv n’ont pas épargné le Centre qui a subi de gros dégâts matériels. 

En effet, avec des vents soufflants jusqu’à 120 km/h, notre matériel n’a pas résisté : des bâches ont été éventrées, des tuiles arrachées , des perchoirs retrouvés gisants sur le sol, et des animaux effrayés dans les volières par la violence du vent (certains ont même dû être rentrés en infirmerie !)

De plus, les dégâts sont tels que l’une de nos volières ne peut même plus être utilisée, ce qui réduit considérablement notre capacité d’accueil… Nous allons donc devoir racheter le matériel nécessaire pour réhabiliter les volières endommagées, cependant cela ne pourra se faire dans l’immédiat car le matériel est spécifique et nous devrons attendre d’être livrés… D’importants travaux nous attendent donc sur les volières. 

Mais plus de peur que de mal, rassurez vous, tous les animaux sont sains et saufs !

Les marchés aux oiseaux

Le braconnage d’espèces sauvages est le 4e marché illégal au monde. Le trafic dont est victime le chardonneret élégant depuis quelques années en France, mais aussi partout autour de la Méditerranée (Algérie, Maroc, Espagne…), fait de cet oiseau une espèce en voie de régression et inscrite sur la liste rouge des espèces menacées de France.

 

Pourtant un chardonneret élégant, détenu depuis le mois d’octobre par un particulier, est arrivé au Centre récemment. Acheté sur un marché espagnol, l’acheteur l’a fait entrer sur le territoire français sans aucune autorisation, ni papier, ni contrôle sanitaire, ni même connaissance de l’espèce.

 

Les conséquences pour les animaux eux-mêmes

 

Au-delà de l’aspect réglementaire et environnemental les acheteurs n’ont que très peu de connaissances sur les oiseaux qu’ils acquièrent et sur leur provenance. La majorité des oiseaux vendus sur ces marchés sont capturés dans leur milieu naturel et entreposés dans de petites cages. Ceux qui ne meurent pas de stress ou qui ne sont pas tués, faute de pouvoir chanter ou de se reproduire, sont mis en vente sur les marchés.

 

Une fois chez leur nouveau propriétaire, nombreux sont ceux qui seront exposés dans des minuscules cages (certains ne peuvent pas ouvrir leurs ailes) dans des lieux de passage  bruyants : salon, cuisine…( pour les plus chanceux).

 

La nourriture et les conditions de détention, dans la très grande majorité des cas, ne respectent pas les besoins des espèces. Les oiseaux qui arrivent au Centre suite à ces dérives sont malnutris, présentent des carences, des signes de stress (piquage), des troubles du comportement, des plaies non soignées… La remise en liberté de ces oiseaux est quasiment impossible.

 

La réglementation

 

SOS Faune Sauvage rappelle que le chardonneret élégant est une espèce protégée au titre de l’arrêté ministériel du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire et les modalités de leur protection.

 

D’autre part la législation française distingue deux types d'oiseaux : les oiseaux domestiques et les oiseaux NON DOMESTIQUES. Pour élever, détenir des oiseaux non domestiques, il faut posséder des autorisations (d’ouverture, de transports…) un certificat de capacité, des installations sanitaires et être déclaré et reconnu auprès des autorités compétentes.

 

Des condamnations sont souvent prononcées afin de tenter de lutter contre ce braconnage : début janvier 2016, 4 braconniers ont été condamnés à des amendes de 300 à 800 € chacun par le tribunal correctionnel de Brive-la-Gaillarde.

 

Les conséquences sur la faune locale

 

Les conditions d'entrée des oiseaux sur le territoire sont soumises à une réglementation. En effet les conséquences de l’introduction volontaire ou involontaire des espèces  exogènes sont multiples et souvent irréversibles:                                                                                                                              

  • La concurrence avec les espèces locales pouvant  entraîner le déclin de ces dernières par l’évincement de leur habitat.                                                                                                        
  • La sur-prédation, de nombreuses espèces introduites sont des prédateurs naturels ou opportunistes des espèces indigènes.                                                                                                 
  • L’ hybridation (pollution génétique)  qui altère le patrimoine génétique d’une espèce favorisant sa disparition.                                                                                                                      
  • La propagation et /ou l’implantation de maladies aviaire.  

Alors pour continuer à protéger ces petits oiseaux très appréciés pour leur chant, et contribuer à la lutte contre les trafics, ne vous laissez pas tenter par ces marchés qui présentent ces animaux sauvages comme des animaux domestiques qu’ils ne sont pas…

 

Attention  ce type de dérives peut aussi  se rencontrer sur les marchés français!

 

L’équipe s’agrandit !

Nous accueillons, en ce début d’année, 3 nouvelles recrues dans notre équipe ! Les voici :

" Bonjour à tous ! Soigneuse animalier de formation, je suis la nouvelle recrue en soin du Centre de sauvegarde ! Je vais donc m'occuper de nos amis à plumes, blessés ou malades, petits et grands, pendant 8 mois. Ma mission consistera à les nourrir, les soigner et les occuper avec des enrichissements, mais également suivre leur évolution avant de les relâcher quand ils seront rétablis ! " Camille, 20 ans.

" Originaire du Limousin, travailler dans mon domaine de prédilection et dans ma région était une expérience à ne pas manquer ! Après un BTS Gestion et Protection de la Nature, une formation de soigneur animateur en établissements zoologiques et quelques expériences à mon actif, je me lance dans le service civique. Durant ces 8 mois, je vais concevoir des projets d'animations à destination du jeune public (principalement les écoles maternelles et primaires). Notre objectif sera de sensibiliser ces jeunes, de casser les idées reçues et également de les amener à avoir les bons gestes... Tout cela en ciblant un thème particulier : les oiseaux. " Gaëlle, 22 ans.

" Etudiante en droit et passionnée par les animaux j’ai décidé, en cette nouvelle année 2017, d’aider nos amis à plumes en devenant bénévole au Centre de Sauvegarde SOS Faune Sauvage. Ma mission est de récolter de nombreuses informations en me rendant au Centre régulièrement, afin de rédiger les textes qui sont publiés sur les réseaux sociaux. Je vous tiendrai donc au courant de toutes les activités du Centre et de ses résidents ! " Léa, 22 ans.

Les chocs véhicules

Les chocs provoqués par les véhicules sont une des premières causes d’arrivées de nos oiseaux au Centre de sauvegarde. Avec les jours qui raccourcissent, les fréquentes nappes de brouillards, les collisions entre voitures et oiseaux sont multiples. 

Cependant, ces chocs n’entraînent pas le décès immédiat de l’oiseau et ils sont encore trop nombreux à rester blessés sur le bord des routes sans que personne ne leur porte secours. 

Pour éviter que les animaux ne souffrent et qu'ils ne soient sujets à une mort souvent lente et douloureuse, il faut agir au plus vite. Il convient de les ramasser et de les amener le plus rapidement possible au Centre. Après un choc véhicule, les hommes sont amenés à l’hôpital pour être soignés de leurs lésions : traumatisme crânien, hypothermie, hémorragie… Alors pourquoi les animaux ne pourraient-ils pas eux aussi avoir cette chance ? 

La petite chouette effraie que nous pouvons observer sur ces images a été victime d’une collision avec une voiture. Mais heureusement, les personnes qui l’ont trouvé au bord d’une route l’ont immédiatement ramassé et amené au Centre. A son arrivée les radios ont mis en évidence des fractures multiples de l’aile droite et de la patte. Rapidement opérée par notre vétérinaire qui a pu lui poser des broches, elle est actuellement en convalescence au Centre. 

Alors pour sauver des vies comme celle de cette Dame blanche, n’hésitez pas à vous arrêtez lorsque vous voyez un animal sur le bas côté puis à appeler le Centre pour connaître les démarches à suivre.

Nouvelle année

 

En ce début d’année 2017, pas de repos pour les bénévoles du Centre de sauvegarde SOS Faune Sauvage qui demeurent présents tous les jours de l'année pour assurer la prise en charge des oiseaux blessés. Le Centre ouvre ainsi ses portes à une nouvelle année avec l’accueil de notre premier animal, un jeune héron très affaibli par le froid qui, nous l’espérons, reprendra vite son envol.

 

En cette période, les animaux sont touchés par le froid comme ce jeune héron. La prise en charge doit alors être très rapide car les basses températures entraînent sur nos amis à plumes des hypothermies qui peuvent leur être fatal en moins de 24H.

Un animal qui ne bouge plus n’est donc pas forcément mort mais atteint d'une hypothermie, alors n’hésitez surtout pas à lui venir en aide.

 

Et pour le centre, pas de vacances ! Une permanence est assurée tous les week-ends et jours fériés par des bénévoles. Par conséquent, si vous trouvez un animal, n’hésitez pas à l’amener le plus vite possible.

 

Un Noël pour l’hôpital des oiseaux

 

En cette période de froid, les oiseaux blessés ont besoin de vous pour leur offrir un Noël au chaud dans les meilleures conditions possibles. Alors cette année, pour Noël, faites un don à l'hôpital des oiseaux ! 

Ces dons seront utilisés pour la construction d’abris et de nichoirs dans les volières de nos petits protégés, mais également pour l'achat de cages, de matériel médical (tapis chauffant), des lampes infrarouges...

 

Pour que tous les oiseaux blessés puissent passer un Noël au chaud, voici le lien pour accéder à la cagnotte en ligne : http://www.leetchi.com/c/association-sos-faune-sauvage-noel-2016

 

Merci à tous ! 

Des nouvelles du CHAT forestier? Cliquez sur la photo :)

Recherche service civique

Nous recherchons un service civique « animation-nature » pour une durée de 8 mois, à compter du 15 janvier. Il aura pour mission de proposer/créer et mettre en place des actions visant à sensibiliser et informer le public à la protection de la faune sauvage locale. 
Une expérience en animation est souhaitable. Si vous souhaitez nous rejoindre, n’hésitez pas à nous contacter par email pour de plus amples informations.

OSTEO POUR OISEAUX

 

La rééducation des traumatismes tels que les fractures, luxations..., est réalisée par des techniques de kinésithérapie avec d’excellents résultats. 

 

Malheureusement, certains traumatismes sont si importants que la rééducation proposée peut être insuffisante ou parfois très longue.

 

Depuis quelques années, des centres travaillent avec des ostéopathes sur ce type de lésions, en complément de la rééducation kiné, avec d’excellents résultats. Nous avons par ailleurs déjà transféré certains de nos oiseaux sur ces centres et avons pu observer les bienfaits de cette complémentarité.

 

L’ostéopathie pour les oiseaux se révèle donc un atout dans le parcours de soin, c’est pourquoi nous tenions aujourd’hui à vous faire partager cette grande nouvelle…Un ostéopathe nous a contacté pour nous proposer ses services et rejoindre ainsi l’équipe du Centre :)

 

Ses premiers patients, une buse avec une ankylose à la main suite à des tirs (cf post précèdent) et une chouette chevêche avec un blocage de la patte suite à un choc véhicule, visiblement peu stressées par leur consultation.

 

Résultats attendus d’ici quelques jours…

BRACONNAGE SUR ESPÈCES PROTÉGÉES

Depuis le début du mois de septembre le Centre a accueilli 6 espèces protégées victimes de tir et il ne s’agit là que des animaux que le Centre a pu prendre en charge.

 

Le premier un balbuzard pêcheur, transféré vers une autre structure tant ses soins étaient lourds, son devenir reste aujourd'hui encore incertain...
La seconde, une buse variable a eu moins de chance. Les plombs ont perforé ses poumons, entraînant une suffocation lente et douloureuse, nous avons alors dû nous résoudre à pratiquer une euthanasie. 

Le troisième, un héron cendré a aussi dû être euthanasié. Tiré en vol il a été déséquilibré et sa chute a provoqué de multiples fractures aux deux ailes.
La quatrième, une chouette hulotte, est décédée 5 jours après son arrivée des séquelles neurologiques causées par un plomb situé dans son crâne.

Le cinquième, un faucon hobereau, qui est le seul à avoir pu reprendre sa liberté.
Enfin, une seconde buse variable également tirée en vol. Sa chute a provoqué une luxation du coude et de l'épaule. Encore en soin, son état est inquiétant.

 

Vous pouvez agir vous aussi à votre échelle. N’hésitez pas à dénoncer les actes de braconnage, auprès des mairies, des fédérations de chasse ou de l'ONCFS et à nous contacter en cas de découverte d’oiseaux braconnés.

 

UN CHAT FORESTIER AU CENTRE

Fin septembre, le Centre accueille un pensionnaire des plus atypiques : un chat forestier (Felis sylvestris sylvestris), découvert en Creuse. Notre association n’ayant pas les autorisations nécessaires pour la détention de cette espèce, nous avons du obtenir au préalable l’accord de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage 87, et de la Direction Départementale des Services Vétérinaires pour pouvoir le prendre en charge.

A son arrivée, le diagnostic est très préoccupant : ce jeune mâle était dans un état de maigreur et d’épuisement très avancé, avec une luxation sur chacune de ses pattes antérieures (certainement causée par un choc véhicule), et ses coussinets étaient déformés par la gale.

Notre Centre n’ayant pas de locaux adaptés à la détention d’un Chat forestier, nous avons fait appel au parc du Reynou qui a accepté d’accueillir ce nouveau pensionnaire dans un local de quarantaine non visible par le public. Afin d’éviter toute propagation de maladie au sein du parc, c’est la capacitaire du Centre qui réalise plusieurs fois par semaine le trajet jusqu’au parc pour lui prodiguer ces soins. Son état va nécessiter plusieurs semaines de soins, ce qui ne semble pas lui faire plaisir

LE TAQUET DES EFFRAIES

Lorsque les jeunes chouettes accueillies au Centre sont prêtes à repartir, nous les installons sur des sites, dans un nichoir artificiel durant quelques jours avant de leur ouvrir la porte.

 

Cette technique, inspirée de la méthode du taquet, leur permet de découvrir progressivement leur environnement et de prendre leur envol quand elles le souhaitent.

 

L’un de nos sites se trouve à Glénic (encore et toujours la Creuse), et grâce à l’association Vie-vents en Creuse qui a installé une caméra devant le nichoir, nous avons pu, pour la première fois, assister au départ de nos petites protégées.

En voici un petit extrait :

RELÂCHER AU PARC AUX LOUPS DE CHABRIÈRES

L’instinct naturel des pensionnaires du Parc Animalier des Monts de Guéret "Les Loups de Chabrières" est encore bien présent.
En laissant leur nourriture au sol, ils ont observé que cela attirait certains animaux opportunistes, comme notre buse. Bien à l’affût, ils attendent alors que le chapardeur soit dans l’enclos et hop, les loups sortent du bois.
N’allez pas imaginer que ces loups ne sont pas assez nourris ou qu’il s’agit de terribles prédateurs, au contraire. Mais comme de très nombreuses espèces, ils sont simplement espiègles.

SI JEUNE MA BUSE

Il y a quelques semaines, nous prenions en charge cette jeune buse originaire de Corrèze, jusqu'alors maintenue illégalement en captivité par des bûcherons.


Transportée au Centre par l'Office Nationale de la Chasse et de la Faune Sauvage, elle souffrait d'une légère atrophie musculaire due à de mauvaises conditions de détention, mais surtout, elle avait un comportement extrêmement familier vis-à-vis des humains...

 

Pour inverser cette habitude, nous décidons tout d'abord de couper progressivement le contact avec elle (le couper brutalement aurait pu générer du stress chez l'animal). Elle a donc été placée en infirmerie avec une autre jeune buse, afin qu'elle puisse se sociabiliser avec un membre de son espèce. Très rapidement, nous avons constaté des améliorations dans son comportement : elle ne recherchait plus la présence de l'homme et commençait même à adopter des comportements de fuite vis-à-vis des soigneurs.


Quelques jours plus tard, les deux jeunes buses ont donc été placées dans une volière avec des buses adultes, afin qu'elles apprennent les codes de leur espèce et sachent ainsi comment se comporter dans leur environnement.

 

Après plusieurs semaines, les buses sont en parfaite santé. Elles ont appris à voler, à se nourrir seules, et adoptent des comportements adaptés à leur espèce. Il était donc temps pour elles de reprendre leur liberté.
Nous avons alors décidé de relâcher les deux jeunes buses et une des buses adultes en Corrèze, dont elles étaient toutes les trois originaires, en compagnie de l'ONCFS.

 

Si certaines préfèrent les grands espaces, d'autres, en revanche, préfèrent prendre le chemin des sous-bois

UNE NOUVELLE MAISON POUR LE GRAND-DUC

Il y a un peu plus d'un an, nous prenions en charge ce grand-duc, retrouvé sur le bord d'une route creusoise et soigné par notre vétérinaire. Ce dernier avait constaté une fracture de l'aile, sûrement causée par un choc avec un véhicule.

Après plusieurs mois de rééducation au Centre et malgré quelques progrès, le handicap causé par sa blessure rend impossible sa remise en liberté. Notre grand-duc n’est pas en souffrance et s’est très bien acclimaté à la captivité, pourquoi ne pas envisager un placement dans une structure d’accueil ?

Le placement des animaux sauvages handicapés est très compliqué, peu de structures peuvent les recueillir. Mais après plusieurs mois de démarches, une structure répond présente à notre appel : le Parc Zoo Du Reynou. Ce parc dispose déjà des installations nécessaires à son accueil mais également d’autres grand-ducs avec lesquels il pourra vivre. 

Après avoir obtenu les autorisations nécessaires à son placement le grand-duc peut intégrer la volière du Parc. 

Voilà quelques jours que notre grand-duc a rejoint sa nouvelle maison. Les autres hiboux l'ont parfaitement accepté et il a su trouver sa place au sein de ce groupe. 

DESTRUCTIONS ILLÉGALES DE NIDS D'HIRONDELLES

Il y a 3 semaines, nous avons pris en charge 4 hirondelles, suite à la destruction volontaire de leur nid. L'une d'entre elles est malheureusement décédée le jour même.

 

Les hirondelles ont pour habitude de se nicher sur les maisons, les immeubles et les étables, afin de se protéger des prédateurs, mais également des intempéries et leur présence gêne certaines personnes qui, notamment à cause des salissures qu'elles engendrent, décident de détruire leurs nids.

Cette pratique peut se révéler très dangereuse pour l'espèce, notamment si elle est effectuée durant la période de reproduction de l'espèce, entraînant dans la très grande majorité des cas la perte des couvées.

De plus, les destructions de nids ont souvent lieu alors que les oisillons se trouvent encore à l’intérieur. Ils sont alors gravement blessés ou agonisent de longues heures avant de décéder, essentiellement à cause des techniques de destruction (nettoyeur haute-pression, bâtons…) et de l’abandon du nid par les parents.

Il est donc nécessaire de rappeler que porter volontairement atteinte aux individus et/ou aux nids est illégal et sévèrement puni par la loi (jusqu'à 15.000 d'amende et/ou une peine de prison pouvant aller jusqu'à 1 an).

 

Aujourd'hui, la sauvegarde de cette espèce est indispensable car les hirondelles souffrent de plus en plus de l'évolution des matériaux de construction, mais également des formes d'architecture moderne. Il appartient donc à chacun de nous, sur la base d'une démarche simple, concrète et citoyenne, d'être vigilant et de veiller à la sauvegarde de ces oiseaux migrateurs fragiles.

 

Si vous êtes témoins d'atteintes portées à des hirondelles, n'hésitez pas à nous contacter.

LES JEUNES OISEAUX TOMBÉS DU NID

Chaque année et à cette même période, vous êtes nombreux à nous contacter à propos de jeunes oiseaux tombés du nid.

 

Cependant, les ramasser n'est pas toujours le bon geste à faire car ces jeunes oiseaux sont rarement abandonnés. 

En effet, chez certaines espèces, les oisillons quittent le nid avant de savoir voler. Ils se retrouvent alors au sol où nous sommes susceptibles de les trouver, alors que dans la plupart des cas, les parents ne sont pas loin, prêts à s'occuper d'eux.

 

C'est ainsi que, chaque année, nous recueillons de jeunes oiseaux qui auraient pu rester dans leur milieu naturel. 

Les oiseaux doivent être recueillis en cas de danger immédiat (bord de route, allongé au soleil, absence des parents…), dans toute autres situations ou dans le doute, et afin d'éviter tout geste irréparable, contactez nous.

Cependant, si vous avez déjà recueilli l’oiseau il est également impératif de nous contacter au 07 78 07 11 23 afin de connaître les démarches à suivre pour nous acheminer l’oiseau.

 

En attendant de le transférer, vous devez le mettre dans un carton et le laisser dans un lieu calme, à l'ombre et sans courant d'air. Vous pouvez éventuellement lui mettre à disposition de l'eau (ne jamais le forcer à boire et ne pas lui donner à manger). Ne jamais donner de lait ou de pain.

IMPORTATION ILLÉGALE

Il y a quelques semaines, une jeune buse féroce nous a été amenée au Centre, suite à une importation illégale en France. 

En effet, celle-ci était détenue par une famille limougeaude qui en avait fait leur animal de compagnie. Lors de son arrivée au Centre, la buse avait le plumage très abîmé ainsi que d'importantes carences, dues notamment à ses conditions de détention et à un régime alimentaire inadapté.

 

Il faut savoir que les conditions de capture, de transport et de détention de ces animaux sont atroces (elles entraîneraient, lors de chaque importation, la mort de 9 animaux sur 10). 

Ils sont cachés durant des heures dans des valises au milieu des vêtements, dans des coffres de voiture, parfois même dans des sacs plastiques et les plus petites espèces peuvent être entassées par centaine dans de petites cages (dans des camions/bateaux, cachés sous de la marchandise).

 

La grande majorité ne parvient pas à survivre au trajet, mourant de chaud, de déshydratation, d’étouffement, voir même écrasée. Ceux qui sont découverts en douane sont pris en charge par des structures adaptées, mais leur garantie de survie est très souvent compromise par les conditions de transport lié à leur capture, causant alors des séquelles aussi bien physiques que comportementales. Les autres finissent détenus chez des particuliers.

 

De plus, il faut savoir que ces espèces importées peuvent nuire à l'équilibre écologique. En effet, les personnes recueillant ces animaux étant susceptibles de s'en lasser, elles peuvent décider de les libérer dans la nature, ce qui peut avoir de graves conséquences écologiques, notamment sur les autres espèces : compétition, prédation, hybridation….

 

Garder un animal sauvage chez soi est également risqué car les réactions de l'animal peuvent être imprévisibles. En effet, les animaux sauvages n'étant pas fait pour devenir des animaux de compagnie et étant maintenu en captivité, loin de leurs congénères, donc sans enrichissement sensoriel et psychique, leur détention peut rapidement leur causer des névroses, conduisant même jusqu'à l'automutilation et/ou des attaques envers l’homme.

 

Enfin, il est important de rappeler que l'importation d'espèces animales et végétales, ainsi que leur détention, est strictement réglementée par la loi et passible de lourdes sanctions.

TRAVAUX DANS LES VOLIÈRES DU CENTRE

Récemment, d'importants travaux de rénovation ont été effectués dans les volières du Centre.

 

Pour commencer, et afin de protéger les pensionnaires d'éventuels prédateurs, nous avons obstrué la vue des parties inférieures des volières avec de la brande, du brise-vue et du canisse. 

Nous avons également obstrué tous les petits passages afin d'éviter toute prédation, notamment des renards, qui sont relativement présents sur le territoire. 

Il a aussi fallu réparer les trous causés par les lapins, très nombreux sur site.

 

Ensuite, pour protéger nos pensionnaires des intempéries, nous avons dû réinstaller des bâches sur chacune des volières. 

En effet, les anciennes bâches n'étaient malheureusement pas aussi résistantes que prévues. 

Pour permettre aux pensionnaires de bénéficier d'une zone ombragée, nous avons également remplacé une partie des bâches par du brise-vue.

 

Enfin, nous avons ajouté des éléments naturels, tels que des perchoirs suspendus, des bûches de bois au sol et des piquets de bois, afin de créer un environnement favorable à la rééducation. 

De petits arbustes placés dans certaines volières sont également entretenus de façon à ce qu'ils forment des branches, qui permettront ainsi aux pensionnaires de les utiliser comme des perchoirs.

 

Ces aménagements ont principalement pour but d'offrir aux animaux un environnement semblable à celui dans lequel ils évoluent habituellement, afin qu'ils ne perdent pas leurs repères et pour qu'ils puissent se préparer à retourner à l'état sauvage.

 

Et tout ça, dans la joie et la bonne humeur :-) !

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE l'UFCS

Cette année, la responsable du Centre a organisé à Limoges, l'assemblée générale de l'Union Française des Centres de Sauvegarde de la Faune Sauvage (UFCS) dont elle est administratrice.

 

Avec ses 45 centres, L'UFCS est un réseau national de secours d'urgence à la faune sauvage. Ceux-ci recueillent partout en France les animaux sauvages blessés, malades, mazoutés ou en difficultés pour les soigner, en vue de les réinsérer dans leur environnement naturel.

Au-delà de l'image clinique, les centres de l'UFCS recherchent et étudient les causes de destruction de la faune sauvage, participent aux programmes de restauration d'espèces menacées dans leurs milieux et collaborent aux enquêtes épidémiologiques.

 

L'assemblée générale, qui s'est tenue le 2 et 3 avril 2016, a réuni les responsables de nombreux centres composant l'UFCS, venus des quatre coins de la France. Cette assemblée a notamment été l'occasion de faire un bilan de l’action des centres en 2015 et de découvrir les projets de l'UFCS pour l'année 2016, notamment les formations professionnelle qu'ils dispensent auprès des organismes d’Etat.

 

Durant ces deux jours, nous avons eu l'occasion de rencontrer d'autres responsable de centre, d’échanger et de partager nos anecdotes et nos expériences autour d'un repas très convivial.

 

Nul doute qu'ils seront encore présent l'année prochaine !

PRISE EN CHARGE D'UN OISEAU RARE, UN BALBUZARD PÊCHEUR

En fin de semaine, nous avons accueilli un balbuzard pêcheur, blessé à l’aile.

Bien que l’espèce ne soit pas présente en Limousin, on peut observer, de mars à avril, des individus en migration vers la région Centre où ils sont nicheurs. 

Conduit au Centre afin de recevoir des soins appropriés, il est actuellement en convalescence dans nos locaux. 

Sa blessure à l’aile va nécessiter plusieurs semaines de soins (plumes de l’aile cassées et plaie importante de la main), ce qui va considérablement retarder sa migration. Un point négatif pour lui. 

De plus, le régime alimentaire du balbuzard étant exclusivement piscivore, l’équipe doit alors se procurer quotidiennement du poisson auprès des pisciculteurs du département afin qu’il puisse s’alimenter correctement.

 

Affaire à suivre…

MERCI À VOUS !

Grâce à votre mobilisation et à votre générosité, nous avons récolté plus de 6.000 € pour l'association avec la cagnotte Leetchi, somme qui nous a permis d'éviter la fermeture du Centre et qui nous permettra d'accueillir de nouveaux pensionnaires pendant plusieurs mois.

Toute l'équipe de l'association tient donc à vous remercier d'avoir partagé massivement nos publications, d'avoir participé à la cagnotte et de continuer à soutenir notre action.

Nous tenons également à remercier tous les médias qui ont relayé notre cause et qui ont donné à l'association une importante visibilité sur le territoire.

Une fois encore, nous vous remercions chaleureusement de votre soutien.

BRACONNAGE AU GLUAU

Durant 6 mois, le Centre a pris en charge dix-huit chardonnerets élégants et deux verdiers d'Europe issus de braconnage. Capturés principalement au gluau (technique qui consiste à engluer des branches d'arbres dans le but de piéger des oiseaux), ceux qui tentaient de se désengluer se mutilaient ou mouraient de stress ou de leur blessure. Ceux en "bon état" étaient alors mis dans de petites cages et entreposés dans des caves et des celliers.

Dès leur arrivée au centre, tous les oiseaux ont été examinés et un protocole de soins spécifiques a été mis en place au vu de leur état sanitaire. Malheureusement, 20 chardonnerets sont décédés en raison de leur stress et des mauvaises conditions de détention et d'alimentation.

Après plusieurs mois de soins, une double problématique se pose pour les 8 survivants : que faire des oiseaux dont le retour en milieu naturel est compromis en raison d'une forte familiarisation et comment envisager un relâché pour des oiseaux délocalisés de leur territoire et coupés de leur environnement depuis plusieurs mois ?

Après réflexion, il a été décidé de les relâcher au Centre, lieu de transition qu'ils connaissent et où l'équipe était en mesure de les nourrir le temps qu'ils s'autonomisent.

C'est grâce à la mobilisation des gardes chasse, de l'ONCFS de Corrèze, des gendarmes de Larche et de la brigade de recherche de Brive que 4 braconniers ont pu être arrêtés. Ces derniers ont été jugés et reconnus coupables de leur délit et condamnés en première instance le 1er décembre 2015 au tribunal de Brive. Deux d'entre eux ont décidé de faire appel.

Le trafic de chardonnerets est un commerce important et illégal qui a déjà causé la capture d'un millier d'oiseaux, entraînant de ce fait des répercussions néfastes sur l'environnement. En effet, en 10 ans, c'est une baisse de plus de 45% de la population en Limousin qui a été constatée par La SEPOL. C'est pourquoi il est important que de tels agissements soient réprimandés et que la peine soit médiatisée.